dim 5 février 2023
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A Chambord, Rita Silva, cheffe avec la France au cœur

À seulement 34 ans, Rita Silva est la nouvelle cheffe du Relais de Chambord. Une consécration pour cette cuisinière portugaise amoureuse de la France.

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Entendre l’accent de Rita Silva, c’est déjà voyager un peu. La voir attablée en terrasse face au château de Chambord, emblème de la Renaissance française, est un symbole on ne peut plus fort : c’est elle, Portugaise de naissance, qui a pris, en mars 2022, la tête de ce restaurant situé à deux pas de l’un des plus beaux monuments de France.

L’étoile ? « On ne va pas s’en rendre malade »

Cheveux bruns tirés en arrière, sourire accroché aux lèvres, tablier blanc à son nom, la jeune femme a déjà l’assurance des plus grandes de son métier. Il faut dire qu’à l’âge de 34 ans, elle a déjà vécu plusieurs vies, quand le Relais de Chambord – qui comprend un restaurant gastronomique, un bistrot et une brasserie – décide de lui faire confiance après trois entretiens. Rapidement, elle pose sur la table une condition à sa venue : que son mari Valter Ribeiro, avec qui elle forme un duo depuis le début de sa carrière, soit embauché en tant que pâtissier. Le Relais de Chambord accepte.

Valter Ribeiro @ credit facebook

L’histoire du succès de Rita Silva est aussi, ou d’abord, celle de son couple, d’une relation qui s’est tissée à l’adolescence. « Ni bonne, ni mauvaise élève », elle intègre l’école de cuisine qui vient d’ouvrir à Mirandela, ville de 24.000 habitants dans le nord-est du Portugal d’où elle est originaire. Tout sauf un hasard : « À la maison, quand maman et papa travaillaient, ma sœur s’occupait du linge et moi de la cuisine. »
À l’école de cuisine, elle croisera la route de Valter Ribeiro donc, et ils ne se quitteront plus. « Mon copain, qui s’est spécialisé dans la pâtisserie, a décroché un stage à l’hôtel du Bristol, à Paris, je l’ai suivi », retrace Rita Silva. Tous deux officieront ensuite à l’Amphitryon à Toulouse, avant de travailler durant sept années en duo comme saisonniers : au restaurant L’Olivier du Mas du Langoustier à Porquerolles l’été, aux Airelles à Courchevel l’hiver. Suivront ensuite le restaurant l’Ekrin à l’hôtel Le Kaila de Méribel, La Réserve de Ramatuelle et l’hôtel Le Yule à Val-d’Isère. (…) Lire la suite sur La Nouvelle République

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