mar 23 juillet 2024,
20.8 C
Paris

Synthèse, JO 2024, Paris IDF | Une régulation tarifaire à la baisse ? Retour sur le cas londonien

À la lecture de la presse généraliste et spécialisée, LTH livre une synthèse de la situation francilienne à 15 jours de la cérémonie d'ouverture des JO Paris 2024.

À lire

La Tribune de l’Hôtellerie
La Tribune de l’Hôtelleriehttps://latribunedelhotellerie.com
Le portail francophone dédié aux dirigeants du secteur de l'Hôtellerie Restauration internationale. Une tendance, une ouverture, une nomination ? La Tribune de l'Hôtellerie ! Pour tout connaître, tout voir et tout anticiper. #Actualités hôtelières #Hospitality News #Actualité hôtellerie

En décembre 2023, UFC-Que Choisir dénonçait (sur la base d’une étude tarifaire concernant 80 hôtels 2 à 5 étoiles situés dans un rayon d’un kilomètre autour du parcours de la cérémonie d’ouverture) la pratique de certains hôteliers : obligation de réserver plusieurs nuits, prix multipliés par trois et même 6 (selon nos informations) sur des établissements 3*…

Aujourd’hui la situation semble totalement inversée :  « (…) les prix continuent de baisser selon l’Office du tourisme de Paris : en région parisienne, une nuit d’hôtel pour la période des Jeux coûtait en moyenne 342 euros en juin, contre 381 euros en mai. » Source Mes Affiches Parisiennes 10.07.2024

JO de Londres, un cas d’école : les JO profitent aux hôtels de Luxe !

Pour mémoire, il est bon de se remémorer les constats établis pendant et après les JO de Londres en 2012

« Le taux d’occupation des hôtels de Londres pendant les Jeux Olympiques de 2012 était de 89,0 %. Il s’agissait alors d’une augmentation estimée de 5 à 6 points par rapport à l’année précédente.  Les hôtels haut-de-gamme ont atteint un taux d’occupation de 91 % (+17 pts vs année précédente). Le taux d’occupation des hôtels économiques et moyen-de-gamme a reculé de -12 % (estimation) ». Note de synthèse « Paris Je t’Aime »

« Durant la première fin de semaine de l’événement sportif, les hôtels londoniens ont affiché un taux d’occupation moyen de 84,4% pour un coût moyen par chambre de 224,72£ (environ 350$), STR Global.

«Historiquement, les villes hôtes des Jeux olympiques n’affichent pas complet. En retraçant les performances des hôtels au cours des quatre derniers jeux d’été, à partir de 1996 à Atlanta, aucune des villes hôtes n’a dépassé 90% de taux d’occupation durant les mois au cours desquels les Jeux olympiques ont eu lieu», Elizabeth Randall, alors directrice du cabinet d’analyse STR Global, entretien réalisé le 1er août 2012.

 

À Paris, des prix à la baisse…

Aux JO de Londres 2012, « Selon une enquête Tivago, les prix affichés avaient baissé de -17,0 % dans les trois semaines précédant la cérémonie d’ouverture (de 275 € à 228 €), avec un taux d’occupation prévisionnel estimé au début des Jeux Olympiques à 80,4 %. » Note de synthèse « Paris Je t’Aime »

Répondant aux questions d’ Ici France Bleu et France 3, David Chapuy, gérant d’un établissement parisien 3*, le Charing Cross, indique : « On avait multiplié par trois, mais on a dû corriger le tir. Et aujourd’hui, on est quasiment à 1,2 fois le prix habituel pour essayer de faire revenir la clientèle. »

… pour  tenter de remonter des taux d’occupation à la baisse

Didier Castel, gérant de l’hôtel « L’Ouest » dans le 8ème arrondissement  (toujours interrogé par le média Ici France Bleu et France 3) précise que son établissement affiche pour la période des JO « un taux d’occupation de 60% pour la période des JO, alors qu’il est de 80% en temps normal. « 

Alors, s’achemine-t-on vers un fiasco hôtelier ?

Les réservations « C’est comme la météo, ce n’est pas top et on attend le retour du soleil », Frank Delvau,  Président Umih Paris-IDF interrogé par France Info

Le site Capital évoque aujourd’hui des taux d’occupation de 50 à 55% pour la capitale française.

Si l’on se fie aux jeux de Londres 2012, on peut imaginer une remontée des TO d’ici au 26 juillet pour les hôtels économiques avec une différence de taille : à l’époque AirBnb n’en était qu’à ses débuts (2008) et surtout, Londres n’avait pas été « badbuzzed » comme Paris qui a du combattre l’invasion « bedbugs » (punaises de lit) confortée par une propagande savamment orchestrée selon certaines sources (Source JDD, source TF1, RMC, La Tribune, … ) et surtout,  le « Paris Bashing » franco-français concernant le potentiel capharnaüm des JO, entre restrictions de circulation, saturation des transports publics et augmentation des coûts en tous genres (transports, restaurants…).

Vivement qu’on y soit !

- Publicité -spot_img
spot_img

Dernières infos