Danielle André (Morbihan) :
« On ne cesse, depuis peu, de parler du problème qu’ont les restaurateurs et hôteliers, à recruter ou à récupérer leurs anciens employés. N’auraient-ils pas dû se poser ces questions depuis longtemps ?
Ces métiers – cuisinier, serveur, femme de chambre, etc. – sont des métiers mal payés, fatigants, qui nécessitent le sacrifice des week-ends et soirées. Pourquoi les patrons de ces structures ne s’organisent-ils pas pour que les employés puissent disposer d’un salaire plus correct et d’un roulement dans les horaires, afin qu’ils bénéficient, par exemple, d’un week-end sur deux, et de leurs soirées une semaine sur deux ?
Cela se fait bien dans l’industrie, dans les usines, dans le domaine de la santé ! Est-ce trop compliqué pour eux ?
Ne récoltent-ils pas ce qu’ils ont semé, des années durant ? Imposer des horaires déments au détriment de la vie familiale des salariés ? Ne pas rémunérer la fatigabilité, la disponibilité ? Donner des salaires toujours a minima ? (…) Lire la suite sur Ouest France