jeu 8 décembre 2022
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Paris

Jurisprudence, Droit social | Trop de fun tue le fun !

Petit rappel des faits. Le salarié en question a été engagé en 2011 par la société Cubik Partners, en qualité de consultant senior, puis promu directeur en 2014. Il est licencié un an plus tard pour "insuffisance professionnelle" et notamment son refus d'adhérer à la valeur "fun & pro" de l'entreprise". À méditer dans les groupes hôteliers et espaces coworking faisant du « fun and cool » le « perfect match » au risque de la caricature ! Après le carré VIP des années 90, la mode est à l’octogone « so fun & spark » ! Les tribus sont de retour entre humiliations et brimades ? Singularité s’abstenir !

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« Alcoolisation excessive, brimades, dérapages, pratiques humiliantes »

« Le reproche adressé au salarié dans la lettre de licenciement de refuser d’accepter la politique de l’entreprise et le partage des valeurs « fun & pro » ne pouvait être considéré comme une violation de sa liberté d’expression, quand le refus de Mr T d’adhérer à ces « valeurs » participait de sa liberté d’opinion et d’expression » peut-on lire.

Par ailleurs, le licenciement intervenu « en violation du droit fondamental du salarié à la dignité et au respect de sa vie privée (…) la culture « fun & pro » en vigueur dans l’entreprise était caractérisée par des pratiques humiliantes et intrusives dans la vie privée telles que des simulacres d’actes sexuels, l’obligation de partager son lit avec un autre collaborateur lors des séminaires, l’usage de sobriquets pour désigner les personnes et l’affichage dans les bureaux de photos déformées et maquillées ».

La Cour de cassation a donc annulé une partie du jugement de la cour d’appel et a condamné l’employeur à verser au salarié la somme de 3000 euros.

SourceBFM
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