dim 5 février 2023
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Les salariés d’un hôtel de passe désœuvrés après le démantèlement d’un réseau de prostitution à Dieppe

Le 28 juin 2022, les dirigeants de l’hôtel Best Western de Saint-Aubin-sur-Scie, mêlés à un réseau de prostitution, ont été arrêtés. Depuis, les salariés sont dans le flou.

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« On n’a rien à leur reprocher à nos patrons, mais maintenant on se sent abandonnés, personne n’est là pour nous aider », déclarait avec une pointe de pitié pour ses patrons cette salariée de l’hôtel Best Western de Saint-Aubin-sur-Scie près de Dieppe (Seine-Maritime).

C’est sous anonymat que cette femme a accepté de témoigner sur sa situation.

Voilà deux semaines que son quotidien est en stand-by et qu’elle ignore de quoi son avenir sera fait.

Sans salaire et sans nouvelle

Elle n’était pas là lors de l’arrestation des propriétaires de l’hôtel.

Mais depuis le 28 juin, le jour où la police est venue sur les lieux, elle n’a aucune nouvelle. Selon elle, l’hôtel n’a pas été saisi par la justice mais il est néanmoins fermé.

La conséquence de cette fermeture : elle n’a pas reçu son salaire du mois de juin. De quoi la fragiliser énormément sur le plan financier.

Des prostituées et des salariés sans papier

À Saint-Aubin-sur-Scie, c’est en 2020 que l’hôtel Crocus est racheté par des propriétaires indiens et qu’il devient un Sure hôtel by Best Western.

Quatre salariés y travaillent. Et parmi eux, les deux personnes qui s’occupaient de préparer les chambres, de nationalité indienne, étaient employées sans papier d’après les dires de la salariée qui a témoigné.

Depuis un an, des prostituées venaient à l’hôtel. Elles payaient leur chambre en cash, plus chère que les clients. C’était régulier. Un coup de fil était donné indiquant le nom de la personne et le numéro de la chambre occupée. L’argent des passes était mis dans un coffre spécial, indépendant de la caisse de l’hôtel.

Aujourd’hui, elle peut compter sur la solidarité de ses amis pour l’aider à lui payer à manger. « Sans ça, je ne sais pas comment je ferais », déclare-t-elle, désemparée.

Elle a contacté différents acteurs pour leur faire part de sa situation :

Tous mes prélèvements sont à l’arrêt, la banque les a interrompus mais n’a pas été très compréhensive. L’assistante sociale va me donner 150 € en chèque pour manger. J’ai appelé l’association d’aide aux victimes qui ont pris les coordonnées du comptable de l’hôtel mais je n’ai pas de nouvelles, explique la salariée. Tout le monde me répond : c’est un cas que je n’ai jamais vu.

Salariée de l’hôtel Best Western

Du côté de sa situation professionnelle, avec sa collègue, elle a multiplié les contacts pour glaner des informations : le cabinet de comptabilité « qui n’a reçu aucune directive pour faire nos salaires », la maison de l’avocat pour savoir quelles démarches effectuer, les policiers, Pôle Emploi… (…) Lire la suite sur Actu Les Informations dieppoises

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